Un appel à la révolte : la publicité est contre le minimalisme

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Bonjour à tous. Cet article est une traduction du post de Léo Babauta (A Call for Revolt: Advertising is the Anti-Minimalism).

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 La publicité est le plus grand obstacle à une magnifique vie minimaliste.

Pensez à cette idée pendant un instant : qu’est ce qu’une vie minimaliste, et qu’il y a-t-il sur notre chemin pour y arriver ? En quoi la publicité est-elle impliquée ?

 

Une vie minimaliste peut être plusieurs choses, mais son cœur c’est d’être conscient de ce que nous possédons dans nos vies. L’espace est limité : nous avons un nombre d’heures limitées dans nos journées, des années limitées dans nos vies, de l’espace limité dans nos maisons.

 

Et nous remplissons tous ces espaces limités inconsciemment, entreposant à tout va sans trop réfléchir de savoir si c’est la meilleure utilisation de notre espace.

 

En quoi le minimalisme peut-il nous aider dans nos vies ?

Le minimalisme propose de faire une pause et de se demander ce qui est nécessaire. Qu’est ce qui appartient à cet espace et que pouvons-nous jeter dehors ? Est-ce le fantasme que nous avons dans nos têtes qui nous oblige à amasser des choses inconsciemment. Réellement que pensons-nous que cela devrait être ?

 

La publicité : son objectif

La publicité a un but à l’exact opposé : elle veut nous voir acheter sans penser à ce que nous faisons. Elle veut que nous achetions impulsivement. Elle veut nous implanter des fantasmes dans nos têtes qui nous poussent à sortir et à acheter.

 

Pensez à une publicité pour un vêtement, ou un produit Apple par exemple : ces publicités nous montrent des gens magnifiques qui vivent des vies géniales, centrées autour de la simple solution de posséder ce produit dans leurs mains (ou sur leur corps).

 

Les publicités pour un exfoliant nous amène à penser que nous n’aurons pas seulement une peau propre mais aussi un teint parfait et des pommettes hautes et un super petit ami qui nous adore.

 

Les publicités pour des applications nous amène à penser que tout d’un coup nous serons mieux organisés et productifs et que tous nos besoins seront pris en charge comme par magie grâce à ce programme admirablement conçu dans notre smartphone.

 

Les publicités pour un nouvel appareil de cuisine nous donnent le fantasme d’une santé parfaite et d’un beau corps, si seulement nous avons cet outil magique dans nos maisons.

 

Ouvrir les yeux sur les effets néfastes de la publicité

Bien sûr rien de tout cela n’est vrai – nous ne serons pas plus organisés ni productifs, pas plus en santé ni beaux, pas plus susceptibles d’avoir un super petit ami (ou une charmante petite amie) – si nous achetons l’un de ces produits. Nous serons justes un peu plus pauvres, avec plus d’affaires dans nos vies déjà bien remplies.

 

Qu’est ce qui est pire qu’une publicité qui n’implante pas seulement un fantasme dans nos esprits et que nous voulons assouvir immédiatement… elle nous donne aussi un sentiment conscient de manque. D’un coup nous ne sommes pas complets, pas heureux, parce que nous n’avons pas une vie correspondant à ce fantasme. Nous ne sommes pas encore assez bons. Nous ne sommes pas encore heureux.

 

Et l’achat ne fait rien pour apaiser ce manque. Nous achetons, et n’avons toujours pas cette vie fantastique, et donc nous continuons à nous sentir mal. Nous avons toujours ce vide au fond du cœur qui ne peut jamais être rempli.

 

La publicité est la petite voix insidieuse du mauvais ange du commerce.

 

Faut-il chercher un coupable ?

Je ne blâme pas les annonceurs : ils sont pris dans un jeu où ils doivent faire de la publicité, ou ils meurent. Je ne blâme pas les consommateurs : il s’agit de la société dans laquelle nous vivons et nous n’avons jamais vécu d’une autre façon.

 

Je ne blâme pas non plus les agences de publicité : les Googles et Don Drapers du monde essayent juste de faire de l’argent comme tout le monde et ont compris ce qui fonctionne. Pourquoi ne pas faire ce qui est efficace, non ?

 

Ne blâmez pas le joueur. Blâmez le jeu.

 

Nous sommes pris dans un jeu où il faut faire plus d’argent, et donc des publicités, efficaces pour instaurer des fantasmes qui ne peuvent pas être atteints, un sentiment de manque qui ne peut être atténué.

 

Nous sommes pris dans un jeu où ce processus est OK pour tout le monde, en fait applaudi car les personnes qui ont le plus de succès grâce à lui – Steve Jobs, Jeff Bezos, Barrack Obama, Larry Page, Mark Zuckerberg, Steven Speilberg, Walt Disney, et d’autres – sont les gagnants de notre société. Nous les adorons.

 

Les personnes qui choisissent de se retirer du jeu sont ridiculisées comme les hippies, les clochards et les farfelus.

 

Je dis que nous devrions rejeter ce jeu. Nous devrions l’attraper par la ceinture et l’envoyer déraper sur le trottoir.

 

Révoltons-nous.

Nous pouvons nous révolter simplement en le décidant. Il n’y a pas de case à cocher sur le formulaire de ce jeu. Nous pouvons encore choisir, même si nous ne nous sommes jamais accordé ce choix.

 

  • Nous pouvons choisir de ne pas regarder les annonces.
  • Ne pas les avoir sur nos sites web. Ne pas aller voir des films qui sont des annonces publicitaires intelligentes.
  • Ne pas croire les fantasmes.
  • Ne pas acheter sur un coup de tête.
  • Ne pas utiliser l’achat comme une thérapie.
  • Ne pas utiliser l’achat comme une solution à tout.
  • Ne pas soutenir les médias qui sont juste là pour nous faire voir des publicités entre des séries télé.
  • Ne pas aller sur des sites qui ouvrent des fenêtres publicitaires intrusives.
  • Ne pas écouter les publicités à la radio. Ne pas regarder des vidéos sur le net qui ont des publicités.
  • Ne pas utiliser des mails avec de la publicité. Ne pas porter de logos sur nos vêtements. Ne pas se faire tatouer des logos sur le corps.
  • Ne pas aller dans les parcs à thème qui sont simplement des grosses publicités pour leurs produits.
  • Ne pas faire les magasins pendant les vacances.
  • Ne pas acheter de cadeau pour fêter les vacances.
  • Ne pas acheter un smartphone à cause d’une publicité que l’on a vu.
  • Ne pas acheter de vêtement, maquillage ou crème de soin pour ressembler aux fantasmes.
  • Ne pas lire les magazines qui tentent de nous faire croire à des fantasmes auxquels nous devrions ressembler.
  • Ne pas regarder les émissions télé sponsorisées par des publicitaires.

 

Cela vous semble-t-il excessif ? Oui, je suis d’accord : nous sommes trop habitués aux annonces. Nous ne pouvons pas en sortir. Nous sommes dépendants d’elles. La révolte est trop révoltante. Retournez à vos habitudes régulières.

 

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