Émotion quand tu nous tiens …

colère

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Il m’est arrivé une histoire bien banale l’autre jour, comme il peut en arriver à chacun d’entre nous quotidiennement.

Je rentrai chez moi en voiture le midi. Je venais de récupérer les enfants à l’école. J’étais bien, détendue mais concentrée sur la route. La route est étroite et sinueuse jusque ma maison (j’habite à la campagne). Dans un virage je me suis retrouvée face à une autre voiture qui était un peu trop à sa gauche.

J’ai reconnu ma voisine qui n’a pas voulu se serrer sur sa droite. Nous ne pouvions donc pas passer toutes les deux. Elle s’est énervée, m’a fait des signes pour que je la laisse passer… Ce que j’ai fait : J’ai fait marche arrière et je l’ai laissée passer. Elle m’a parue très désagréable alors que nous nous entendons bien d’habitude. J’apprécie de discuter avec elle lorsque nous nous croisons dans le village.

Cette situation anodine, simpliste m’a mis en colère. J’ai senti le rouge me monter au visage, des mots pas particulièrement jolis venir à mon esprit (que je vous laisse imaginer) mais que j’ai tu n’étant pas seule dans ma voiture.

Avec un peu de recul et grâce à mes lectures de développement personnel, j’ai eu envie d’analyser ce qui s’était passé en moi.

 

Comment peut-on passer d’un état de bien être à un état de colère en si peu de temps ?

Les émotions qui se sont produites en moi sont les suivantes : surprise, colère, déception, frustration, vexation, humiliation à des degrés divers.

J’ai complètement réagi à l’attitude de ma voisine. J’ai laissé ces émotions m’envahir et influencer mon mental. Lors du repas du midi avec mes enfants j’étais encore dans cette image.

J’ai ensuite pensé à d’autres choses. Heureusement mes enfants sont là. Ils me remettent dans l’instant présent et après les avoir raccompagnés à l’école je me suis surprise à avoir oublié cette histoire. J’avais retrouvé mon bien être.

En revivant la scène je ressentais encore certaines émotions et de là m’est venue l’idée d’analyser.

Ce que j’ai expérimenté à cette occasion :

  • je peux décider d’observer mes émotions en prenant du recul
  • malgré mes réactions et mes émotions sur le vif, je peux choisir de les laisser passer et d’orienter mes pensées vers des sujets agréables
  • je ne contrôle pas les réactions des autres. Peut importe si je suis dans mon droit ou pas, il y aura toujours des personnes qui, suite à leurs propres problèmes, auront des réactions vives pour n’importe quel prétexte.
  • je n’ai pas à calquer mes sentiments sur ceux des autres. J’ai le choix et le libre arbitre d’être heureuse si telle est mon envie même si d’autres gens sont eux malheureux.
  • Le fait que je sois malheureuse par contact avec eux ne va en rien améliorer leur propre situation bien au contraire.

Apprendre à lâcher prise

Est-ce ça le lâcher prise ?

Voici la définition que j’en retire : le fait de pouvoir se détacher d’une situation, de prendre un certain recul, d’accepter qu’une situation se produise. Mon pouvoir est mon choix d’en faire une analyse à froid en n’étant plus submergé par nos émotions.

Cette auto-analyse nous permet ensuite de mieux nous connaitre et d’apporter des réponses aux questions suivantes :

  • Comment est-ce que je me sens ?
  • Qu’est-ce qui me fait mal ?
  • Suis-je en colère ?
  • Quelle perception ai-je de moi-même ?

 

En suivant, cette introspection peut ensuite permettre de mieux se connaitre, de savoir ce qui nous fait du bien.

Et en conclusion, le top du top est de rechercher et favoriser les émotions qu’on apprécie telle que pour ma part : la joie, la sérénité et la sécurité.

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